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# Étude NPHE : guide des Niveaux des Plus Hautes Eaux souterraines
- URL: https://www.lasourcedubatisseur.com/guide-de-letude-des-niveaux-des-plus-hautes-eaux-souterraines-nphe/
- Published: 2025-01-17T14:09:00.000Z
- Updated: 2026-08-23T11:22:56.000Z
- Description: Découvrez comment une étude NPHE permet d’anticiper les niveaux hauts de nappe, de sécuriser un projet et d’adapter le dimensionnement des ouvrages.
- Author: La Source du Bâtisseur
- Tags: Guides & ressources

Vous suspectez ou identifiez la présence d’une nappe souterraine sous votre projet. Vous vous interrogez sur son niveau et sur les impacts qu’elle pourrait avoir sur votre construction ou votre aménagement. Il est alors temps de réaliser une étude des **Niveaux des Plus Hautes Eaux souterraines (NPHE)**.

Cette étude hydrogéologique est votre meilleur allié. Elle vous aide à anticiper les niveaux susceptibles d’être atteints par les eaux souterraines et d’intégrer cette contrainte dès la conception du projet.

Elle vous permet non seulement de **mieux maîtriser les risques potentiels**, mais aussi d'optimiser vos investissements et de protéger vos infrastructures vis-à-vis des nappes souterraines.

Dans les lignes qui suivent, nous allons démystifier l'étude NPHE, vous montrer quand la réaliser, comment elle est menée et quels paramètres doivent être pris en compte pour définir les niveaux d’eau de référence d’un projet.

## En quoi consiste une étude des Niveaux des Plus Hautes Eaux (NPHE) ?

L'étude des Niveaux des Plus Hautes Eaux Souterraines, ou « NPHE », a pour objectif, comme son nom l’indique, de déterminer les niveaux hauts susceptibles d’être atteints par une nappe au droit du site étudié.

Ces niveaux dépendent du fonctionnement naturel de l’aquifère (recharge, variations saisonnières, influence éventuelle d’un cours d’eau), mais aussi de phénomènes anthropiques comme l’arrêt de pompages, les drainages existants ou la création d’un ouvrage faisant obstacle aux écoulements souterrains.

L’objectif est ensuite de définir des **niveaux d’eau de référence adaptés aux différentes phases et enjeux du projet**.

## Pourquoi réaliser une étude NPHE

Cette étude est indispensable pour apprécier les fluctuations des nappes souterraines à court, moyen et long terme.

Elle vous permettra, entre autres :

- **de dimensionner et de protéger vos ouvrages enterrés contre le risque de remontée de nappe.**  
Choix du type de fondations, renforcement du radier, protection des sous-sols (cuvelage, évents, barbacanes, tapis drainants), dimensionnement des réseaux d’assainissement, protection et profondeur des caveaux.
- **d’anticiper la gestion des eaux souterraines en phase chantier.**  
Opération de [rabattement de nappe](https://www.lasourcedubatisseur.com/evaluation-debits-exhaure-chantier-definitive/), mise en place de solutions de réduction des débits (parois moulées, palplanches).
- **de vérifier la compatibilité du niveau de nappe avec votre système de gestion des eaux pluviales.**  
Une nappe trop proche de la surface peut notamment limiter ou empêcher certaines solutions d’infiltration.
- **de gérer le risque d’inondation en phase définitive lié aux remontées de nappe.**  
Définition des cotes de débordement, planification des actions à mettre en œuvre en cas de remontée de la nappe dans les sous-sols.
- **d’identifier les risques environnementaux liés aux eaux souterraines et aux sols**, en particulier dans le cas de sites pollués.

Au-delà de tous ces éléments techniques, cette étude permet d’anticiper, dès le début d’un projet, les **coûts** associés, les études complémentaires nécessaires et les **démarches administratives** liées à la gestion des eaux souterraines.  
  
Enfin, la connaissance des niveaux d’eau de référence permet également de mieux justifier les hypothèses de conception retenues, notamment dans le cadre des échanges avec les assureurs et les différents acteurs du projet.

![Diagramme illustrant les domaines d'application d'une étude des Niveaux des Plus Hautes Eaux Souterraines](https://storage.ghost.io/c/10/07/100716b6-1a8e-4e89-abd6-ad435c8f4ca8/content/images/2025/01/-tude-NPHE-Napkin-2.png)

Diagramme illustrant les domaines d'application d'une étude des Niveaux des Plus Hautes Eaux Souterraines

## Quand réaliser une étude des Niveaux des Plus Hautes Eaux (NPHE) ?

Une étude NPHE est à envisager dès que la présence d’une nappe souterraine est susceptible d’interagir avec votre projet, ou lorsqu’elle est explicitement demandée par un assureur.

Pour un projet de construction, je recommande de la réaliser le plus tôt possible, idéalement dès les premières phases de conception.

Réaliser cette étude en parallèle des études géotechniques permet d'optimiser les coûts, que ce soit en termes de création de piézomètre (mutualisation des machines de forage, dimensionnement adapté par un hydrogéologue), ou d'anticipation dans le choix des fondations.

## Les grandes étapes de réalisation d’une NPHE

Les grandes étapes de réalisation d'une étude des NPHE sont les suivantes :

![Etapes de réalisation d'une étude des Niveaux des Plus Hautes Eaux souterraines](https://storage.ghost.io/c/10/07/100716b6-1a8e-4e89-abd6-ad435c8f4ca8/content/images/2025/01/Image-composante--tude-NPHE-2-1.png)

Etapes de réalisation d'une étude des Niveaux des Plus Hautes Eaux souterraines

### Analyse Documentaire

La première étape consiste à **analyser le contexte géologique et hydrogéologique du site.** 

Cette étape inclut : 

- **l’étude des cartes géologiques et hydrogéologiques**,
- **l'étude des rapports d'études antérieures**, des coupes et rapports disponibles dans la Banque de données du Sous-Sol (BSS) du BRGM,
- **l’analyse des données piézométriques disponibles**, notamment via ADES ;
- **et l'utilisation des bases de données** en interne aux bureaux d’étude en charge du dossier ou disponibles sur internet.

### Mesure des Niveaux de Nappes

Une fois l’analyse documentaire réalisée, il est indispensable de connaître le **niveau précis de la nappe** au droit du site étudié. 

Cela peut se faire via l'[installation de piézomètres](https://www.lasourcedubatisseur.com/piezometres-guide-complet-fondamentaux/) pour réaliser des mesures in situ ou, lorsque les données existantes sont suffisantes, à partir des données piézométriques disponibles à proximité du site.

### Enquête de Quartier

Ensuite, une [enquête de quartier](https://www.lasourcedubatisseur.com/lenquete-de-quartier/) peut être menée pour vérifier l'existence de **systèmes de drainage**, de pompages ou d’**indices de remontées de nappe** dans les sous-sols des bâtiments voisins.

Cette enquête permet de détecter les problématiques récurrentes liées aux eaux souterraines dans le secteur d’étude et d’affiner les hypothèses retenues pour l’estimation des NPHE.

### Évaluation des paramètres et estimation des NPHE

Enfin, les paramètres nécessaires au calcul des NPHE, tels que **la hauteur de la nappe, les fluctuations saisonnières, les arrêts de pompage et/ou l'impact des infrastructures et systèmes de drainage voisins**, sont déterminés.

Ces différents éléments permettent ensuite d’estimer les niveaux des plus hautes eaux à retenir pour le projet.

****A noter :** plus les informations disponibles pour l’estimation de ces paramètres sont nombreuses et représentatives (multiplication du nombre de piézomètres, [suivis longue durée](https://www.lasourcedubatisseur.com/suivi-longue-duree-nappes-souterraines/), données historiques), plus l’incertitude sur les NPHE peut être réduite.  
En fonction du contexte, quelques dizaines de centimètres peuvent représenter des dizaines, voire des centaines de milliers d’euros pour la maîtrise d’ouvrage.  
Comment ? Par exemple en permettant d’ajuster la hauteur d’un cuvelage ou la profondeur d’une paroi moulée au niveau réellement nécessaire.

## Le calcul des Niveaux des Plus Hautes Eaux (NPHE)

Le niveau des plus hautes eaux peut être estimé à partir d’un **niveau de nappe de référence**, auquel sont ajoutés les différents phénomènes susceptibles d’entraîner un relèvement de la nappe.

Le niveau des plus hautes eaux résulte de la somme de plusieurs paramètres, selon la formule :

> **NPHE** ≈ **Nréférence+ B + R + A + Q**

- **Nréférence (étiage ou actuel )**: niveau de nappe mesuré ou estimé servant de point de départ au calcul. De préférence le plus bas connu.
- **B (Battement saisonnier)** : variation saisonnière du niveau de la nappe, principalement liée à sa recharge.
- **R (Relèvement de la nappe)** : hausse potentielle du niveau liée à l’arrêt de pompages ou de systèmes de drainage.
- **A (Amplitude d'onde de crue)** : relèvement de la nappe lié à la propagation d’une crue d’un cours d’eau connecté à l’aquifère.
- **Q (Effet barrage)** : modification du niveau de nappe provoquée par un ouvrage faisant obstacle aux écoulements souterrains.

Tous ces paramètres ne sont évidemment pas présents sur chaque site. Leur prise en compte dépend du contexte hydrogéologique et il faut également vérifier qu’ils ne traduisent pas deux fois le même phénomène.

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### Le niveau de nappe de référence

**Le niveau de référence correspond au niveau de nappe utilisé comme point de départ pour l’estimation des NPHE.** 

Il peut s’agir d’un niveau mesuré directement sur le site, d’un niveau issu d’un suivi piézométrique ou, lorsque les données disponibles le permettent, d’un niveau estimé à partir des données locales.

En raison de la temporalité des projets, il est rare de disposer dès le début de l’étude d’un suivi suffisamment long pour avoir observé l’ensemble du cycle hydrologique et notamment le niveau d'étiage. Dans ce cas, le niveau mesuré au moment de l’étude constitue un **niveau actuel (Nactuel)** qu’il faudra ensuite replacer dans son contexte hydrologique.

Souvent, le site présente une superficie importante, une géométrie particulière ou le projet prévoit de traverser plusieurs aquifères.  
Dans ce cas, je recommande de répartir plusieurs piézomètres sur l’ensemble du site afin d’établir une carte piézométrique et d’estimer le niveau de la nappe en différents points.  
****Dans ma pratique, je recommande a minima trois piézomètres** lorsque l’objectif est notamment d’apprécier le sens d’écoulement et le gradient de la nappe. Pour de grandes emprises, comme une ZAC, un ordre de grandeur d’un piézomètre tous les 10 000 m² peut constituer un premier point de départ, à adapter bien entendu au contexte hydrogéologique.

### Le battement saisonnier (B)

**Le battement saisonnier correspond aux variations du niveau de la nappe au cours de l’année, principalement liées aux périodes de recharge et de vidange de l’aquifère.**

Ce paramètre est estimé à partir de suivis piézométriques réalisés à proximité du site dans un contexte hydrogéologique similaire ou, de préférence, à partir d’un suivi longue durée réalisé directement sur le site.

### Le relèvement de la nappe (R)

**Le relèvement de nappe (R) correspond à une remontée potentielle du niveau de la nappe liée à l’arrêt de pompages ou de systèmes de drainage actuellement présents autour du projet.**

Il peut s’agir, entre autres, de pompages industriels, de pompages de chantier ou encore de systèmes de drainage de sous-sols et de parkings.

Ce paramètre peut être évalué à partir d’anciennes cartes hydrogéologiques, de données historiques ou par l’estimation de l’impact des pompages identifiés dans le secteur, à partir de données bibliographiques ou des observations réalisées lors de l’enquête de quartier.

### L’influence d’une onde de crue (A)

**Ce paramètre correspond à la variation du niveau de la nappe liée à la propagation d’une crue d’un cours d’eau connecté à l’aquifère.**

Lorsqu'une crue survient dans un cours d'eau, la variation de son niveau peut se transmettre à la nappe et provoquer une remontée du niveau piézométrique..

L’amplitude du phénomène et son décalage dans le temps dépendent notamment des caractéristiques hydrodynamiques de l’aquifère, de la distance au cours d’eau et des caractéristiques de la connexion entre la rivière et la nappe (comme, par exemple, le colmatage des berges du cours d’eau).

Ce paramètre peut être évalué grâce à l’analyse de suivis piézométriques ayant enregistré une ou plusieurs crues ou, lorsque les données sont suffisantes, par le calcul.

### L’effet barrage (Q)

**L’effet barrage (Q) survient lorsqu'une infrastructure souterraine fait obstacle à l’écoulement naturel de la nappe.**

Lorsque l’ouvrage recoupe une part importante de l’aquifère, il peut provoquer un relèvement du niveau de la nappe en amont et un abaissement en aval.

La détermination de ce paramètre nécessite notamment une bonne connaissance de la géologie, de la géométrie de l’aquifère, du sens d’écoulement de la nappe et de son gradient.

## **Les conclusions attendues**

Les conclusions de l'étude des Niveaux des Plus Hautes Eaux souterraines sont destinées à être utilisées par les différents acteurs du projet pour le dimensionnement et la planification.

Elles doivent permettre de :

- **Positionner les nappes** selon différents scénarios de remontée de nappe en lien avec les enjeux du projet.
- **Identifier les risques associés** aux eaux souterraines, notamment ceux relatifs au planning et au dimensionnement du bâtiment en phase chantier et d'exploitation.
- **Orienter les prochaines études** hydrogéologiques et investigations à mener.

Dans la mesure du possible, l'étude permettra également de définir les niveaux d'eau de référence utilisés dans le cadre des Eurocodes :

- **EB (Eaux Basses)** : niveau quasi-permanent, susceptible d’être dépassé pendant environ 50 % du temps de référence.
- **EF (Eaux Fréquentes)** : niveau susceptible d’être dépassé pendant environ 1 % du temps de référence.
- **EH (Eaux Hautes)** : niveau caractéristique présentant généralement une période de retour de 50 ans. Cette période de retour peut être adaptée en fonction de la durée de vie de l’ouvrage ou de la phase considérée, notamment pendant les travaux.
- **EE (Eaux Exceptionnelles)** : niveau exceptionnel correspondant au niveau le plus élevé qui ne peut raisonnablement pas être dépassé compte tenu du contexte du site.

Une ****crue de nappe décennale** correspond à un niveau de remontée de nappe ayant une probabilité annuelle de dépassement de 10 %.  
  
Une ****crue de nappe centennale** correspond à un niveau de remontée de nappe ayant une probabilité annuelle de dépassement de 1 %.  
  
Cela ne signifie pas qu’une crue décennale se produit exactement une fois tous les 10 ans, ou qu’une crue centennale se produit exactement une fois tous les 100 ans. Plusieurs événements peuvent se produire sur une période courte, comme aucun ne peut être observé pendant plusieurs décennies.

## **Conséquences d’une absence ou d’une mauvaise évaluation des NPHE**

Après avoir lu la première partie de cet article, vous vous dites encore que vous ferez des économies en utilisant la rapide estimation réalisée par votre géotechnicien.

Mais prenez un instant pour relire attentivement son rapport.

Il est fort probable qu'une petite phrase précise que les niveaux indiqués ne sont donnés qu'à titre indicatif. Et c'est tout à fait normal, car le prestataire aura été missionné pour réaliser une étude géotechnique et non une étude hydrogéologique complète.

Il pourra ainsi vous recommander de faire réaliser une étude NPHE spécifique afin de préciser les niveaux d’eau à prendre en compte pour le projet.

**Le risque est donc de dimensionner votre projet à partir d’un niveau de nappe qui n’a jamais été prévu pour servir de niveau de référence.**

Vous l’aurez compris, le sujet des nappes souterraines est bien plus délicat qu’il n’y paraît.

Une évaluation incomplète ou erronée des Niveaux des Plus Hautes Eaux (NPHE) peut entraîner des conséquences importantes et des coûts imprévus, tant sur le plan technique que financier.

Et si cela ne suffit pas pour vous convaincre, je vous propose ci-après une liste non exhaustive des conséquences possibles.

![Conséquences liées à l'absence d'étude des Niveaux des Plus Hautes Eaux souterraines](https://storage.ghost.io/c/10/07/100716b6-1a8e-4e89-abd6-ad435c8f4ca8/content/images/2025/01/Cons-quence-de-l-absence-de-NPHE-2-1.png)

Conséquences liées à l'absence d'étude des Niveaux des Plus Hautes Eaux souterraines

### En phase d'étude

Lors de la phase d'étude, vous pourrez faire face à ce type de désagréments :

- **Retards dans le projet :**  
Les délais de planification du projet peuvent être perturbés, entraînant un décalage du début des travaux.
- **Modifications du projet :**  
Une révision importante du projet peut être nécessaire, y compris la modification des fondations, des protections ou du radier, ce qui peut nécessiter des investigations géotechniques supplémentaires et la refonte des études et des plans du projet.
- **Surcoûts imprévus :**  
Des coûts non anticipés liés aux études et investigations hydrogéologiques et géotechniques supplémentaires à mener.

### En phase de chantier

Lors de la phase chantier, vous pourrez faire face à ce type de désagréments :

- **Risque humain et technique :**  
Une mauvaise estimation des niveaux de nappe peut entraîner des venues d’eau importantes, une instabilité du fond de fouille ou, dans certains cas, des phénomènes de soulèvement ou de renard hydraulique.
- **Risque financier et réglementaire :**  
Un rabattement de nappe non anticipé peut nécessiter la mise en place rapide d’un dispositif de pompage, mais aussi des démarches réglementaires qui n’avaient pas été prévues au planning du chantier. Selon les débits et volumes prélevés, le pompage peut relever de la nomenclature Loi sur l’Eau.En cas de travaux réalisés sans respecter les démarches ou prescriptions applicables, l’administration peut notamment imposer une régularisation ou suspendre les travaux. Des sanctions pénales existent également dans certaines situations.

### En phase d'exploitation

Lors de la phase d'exploitation, vous pourrez faire face à ce type de désagréments :

- **Humidité excessive :**  
Une mauvaise gestion de la nappe peut entraîner une humidité excessive dans le bâtiment.
- **Soulèvement, fissurations et ruptures :**  
Les structures comme le radier ou les parois peuvent être soumises à des pressions d’eau supérieures à celles retenues lors du dimensionnement, pouvant entraîner des fissurations, des soulèvements et, dans les cas extrêmes, des ruptures.
- **Inondations fréquentes des sous-sols :**  
Les évents, barbacanes ou tapis drainants dimensionnés sur des niveaux de nappe sous-estimés peuvent devenir insuffisants, entraînant des remontées d’eau ou des débordements dans les sous-sols.
- **Coûts de rejet :**  
Les coûts de rejet des eaux peuvent être plus élevés que prévu, augmentant les charges de gestion du bâtiment.
- **Incapacité à infiltrer les eaux pluviales :**  
Le système prévu d'infiltration des eaux pluviales peut s'avérer inadapté, rendant impossible l'infiltration sur site comme prévu initialement.

## En résumé

****Objectif** : déterminer les niveaux hauts susceptibles d’être atteints par la nappe au droit du projet afin de définir des niveaux d’eau de référence adaptés aux différentes phases de conception, de chantier et d’exploitation.  
  
****Quand la réaliser ?** Dès que la présence d’une nappe souterraine est susceptible d’interagir avec le projet, idéalement dès les premières phases de conception et en parallèle des études géotechniques.  
  
****Méthode** : analyse du contexte géologique et hydrogéologique, étude des données disponibles, mesures piézométriques sur site, enquête de quartier et analyse des phénomènes susceptibles de modifier le niveau de la nappe.  
  
****Paramètres étudiés** : niveau de nappe de référence, battement saisonnier, arrêt éventuel de pompages ou de drainages, influence d’une onde de crue et effet barrage lié aux infrastructures.  
  
****Résultats attendus** : définition des niveaux d’eau à retenir pour le dimensionnement des ouvrages, identification des risques liés aux eaux souterraines et orientation des études complémentaires à mener.  
  
****Intérêt pour le projet** : anticiper les besoins de rabattement de nappe, adapter les fondations et protections des ouvrages enterrés, vérifier la compatibilité avec les solutions d’infiltration et limiter les risques de surcoûts, retards ou modifications tardives du projet.  
  
****Point de vigilance** : plus les données piézométriques disponibles sont nombreuses et représentatives, plus l’incertitude sur les niveaux retenus pourra être réduite.